Une belle enfant blonde

Générique

Conception Gisèle Vienne
Textes Dennis Cooper & Catherine Robbe-Grillet
Musique Peter Rehberg
Lumière Patrick Riou
Costumes Simone Hoffmann
Maquillage Rebecca Flores
Création des poupées Raphaël Rubbens, Dorothéa Vienne-Pollak & Gisèle Vienne
Textes traduits de l’américain par Laurence Viallet

Créé en collaboration avec, et interprété par Jonathan Capdevielle, Catherine Robbe-Grillet & Anja Röttgerkamp

Partenaires

Production déléguée DACM

Coproduction Festival d’Avignon // Bonlieu Scène nationale d’Annecy // Emilia Romagna Teatro Fondazione – Modena // Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’accueil-studio – Ministère de la Culture et de la Communication
Résidence de création aux Subsistances Lyon (2005)

Avec le soutien du Centre National de la Danse pour le prêt de studio
Avec le soutien du Ministère de la Culture – Drac Rhône-Alpes, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil Général de l’Isère & de la Ville de Grenoble
Avec l’aide de l’ADAMI [L’ADAMI gère les droits des artistes-interprètes (comédiens, chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre, danseurs …) et consacre une partie des droits perçus à l’aide à la création, à la diffusion et à la formation] & Etant donnés : The French-American Fund for the Performing Arts, a program of FACE
Avec le soutien de l’Institut International de la Marionnette et de la Compagnie des Indes pour la captation

Remerciements à Minijy / Clara Rousseau, Séverine Péan, Sophie Metrich, Esther Welger Barboza,Théâtre de la Bastille, Les Laboratoires d’Aubervilliers, Editions P.O.L, les Ateliers de construction du Théâtre de Grenoble, Anne-Claire Rigaud, Patric Chiha, Jean-Paul Hirsch, Martin Lecarme, Antoine Masure, Paul Otchakov-Laurens, Geneviève Pelat, Béatrice Rozycki, Estelle Rullier, Yury Smirnov, Alexandre Vienne, Jean-Paul Vienne, Geneviève Vincent

Présentation

Dans Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl le lien entre mort et érotisme est formulé et l’hypothèse d’un crime résultant d’un fantasme est développée. On  s’interroge sur l’expérience de la distinction entre fantasme et réalité.

Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl part, d’abord de façon linéaire, de l’hypothèse d’un crime, en présence d’un auditoire de poupées articulées aux dimensions d’un corps de jeune fille. Interprètes réels, poupées, personnages absents oscillent entre personnages réels et fantômes, et remettent en question la véracité et la linéarité de ce développement du fait d’erreurs de logique dans la narration.

Ces caractères vivent chacun leur expérience ; cela les mène à s’interroger sur leur propre rapport au fantasme et à la confusion, qui peut se faire ou pas, avec la réalité. On assiste à la mise en scène complexe, infinie, d’un fantasme, avec ses répétitions, ses nombreuses variations, issues d’une recherche sur la représentation d’un fait et sur l’expression d’une obsession, d’un manque.

Cette pièce décrit la relation entre trois personnes dont chacune a une relation particulière avec le fantasme de meurtre. Les déviances internes apparaissent d’autant plus violemment qu’elles ont lieu dans un cadre organisé aux repères précis.

Les poupées présentes matérialisent un antagonisme dramatique : celui d’un corps qui fait le lien entre l’érotisme et la mort. Bien qu’incarnée, la poupée peut aussi évoquer l’absence, le manque, le fantôme désincarné. Son corps a un statut intermédiaire entre corps réel et un autre qui, bien qu’imaginé, simple objet, est un prodigieux tremplin à fantasmes.

Dennis Cooper a écrit un texte autobiographique sur lequel improvise Catherine Robbe-Grillet qui y mêle quelques éléments de sa propre biographie. Jonathan Capdevielle interprète un personnage à l’identité sexuelle trouble qui se dédouble pour mener une enquête sur sa propre mort. Anja Röttgerkamp, victime au départ d’un cadre angoissant, révèle au cours de la pièce un voyeurisme de l’écoute qu’elle exerce manifestement pour son plaisir.

Les trois acteurs, tout d’abord interprètes d’une mise en scène, deviennent peu à peu leur propre metteur en scène, jouant de leurs fantasmes, s’interrogeant sur les liens intimes entre érotisme et mort.

Historical

Presse