Jerk

Générique

Conception et mise en scène Gisèle Vienne
Dramaturgie Dennis Cooper
Musique originale Peter Rehberg et El Mundo Frio de Corrupted
Lumières Patrick Riou

Créé en collaboration avec, et interprété par Jonathan Capdevielle
Voix enregistrées Catherine Robbe-Grillet et Serge Ramon
Stylisme Stephen O’Malley et Jean-Luc Verna
Marionnettes Gisèle Vienne et Dorothéa Vienne Pollak
Maquillage Jean-Luc Verna et Rebecca Flores
Confection des costumes Dorothéa Vienne Pollak, Marino Marchand et Babeth Martin
Formation à la ventriloquie Michel Dejeneffe

Traduction du texte de l’américain au français Emmelene Landon

Remerciements à l’Atelier de création radiophonique de France Culture, Philippe Langlois et Franck Smith, Sophie Bissantz pour les bruitages. Les voix et bruitages ont été enregistrés pour l’Atelier de création radiophonique.

Remerciements à Justin Bartlett, Nayland Blake, Alcinda Carreira-Marin, Florimon, Ludovic Poulet, Anne S – Villa Arson, Thomas Scimeca, Yury Smirnov, Scott Treleaven, la galerie Air de Paris, Tim/IRIS et Jean-Paul Vienne

Avec l’accompagnement technique de l’équipe du Quartz Scène nationale de Brest
Direction technique Nicolas Minssen
Régie lumières Christophe Delarue

Partenaires

Production déléguée DACM avec la collaboration du Quartz Scène nationale de Brest

Coproductions Le Quartz Scène nationale de Brest // Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’accueil-studio // Centro Parraga –Murcia

Avec le soutien de la Ville de Grenoble, du Conseil Général de l’Isère et la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab.

Jerk a été créé les 5, 6, 7 et 8 mars 2008 dans le cadre du Festival Les Antipodes, au Quartz Scène nationale de Brest.

Présentation

Solo pour un marionnettiste

D’après une nouvelle de Dennis Cooper

« Jerk » est une reconstitution imaginaire étrange, poétique, drôle et sombre des crimes perpétrés par le serial killer américain Dean Corll, qui, avec l’aide de deux adolescents, David Brooks et Wayne Henley, a tué plus d’une vingtaine de garçons dans l’état du Texas au milieu des années 70.

Dans la pièce, David Brooks purge une peine à perpétuité. En prison, il apprend l’art de la marionnette qui lui permet en quelque sorte de faire face à ses responsabilités quant à sa participation aux crimes. Il a écrit une pièce qui reconstitue les meurtres de Dean Corll, utilisant des marionnettes pour interpréter tous les rôles. Il présente son spectacle en prison pour une classe d’étudiants en psychologie d’une université locale.

La violence et l’humour du texte obligent à une représentation où l’éclat de la violence transparaît. La forme du théâtre de marionnettes à gaines en castelet a d’ailleurs été traditionnellement conçue pour l’interprétation de sujets violents et transgressifs. En effet, « Jerk » mêle sans complexes sexualité et violence, dans un registre digne de l’esthétique gore, s’inscrivant, en ce sens, dans la lignée des textes interprétées dans le répertoire de la marionnette à gaine.

Le texte est mis en scène sous la forme d’un solo pour un marionnettiste, utilisant des marionnettes à gaines, tenant également le rôle du bonimenteur.

L’histoire aussi réaliste  soit-elle, semble à la limite de l’irréalisme. Le réalisme apparent de la pièce vient, outre sa narration linéaire, du fait que la pièce se fonde sur une histoire vraie, et que le marionnettiste et le bonimenteur sont interprétés sans aucune distance quant à ce qui pourrait être le personnage de David Brooks.

« Jerk », s’inscrit comme une synthèse des trois pièces réalisées en collaboration avec l’écrivain américain Dennis Cooper, « I Apologize » (2004), « Une belle enfant blonde » (2005) et « Kindertotenlieder » (2007). Les liens entre fantasmes et réalité sont sans cesse réinterrogées dans ces trois pièces et notre perception du réel y est donc constamment déplacée. « Jerk », plus réaliste, témoigne à travers une narration cohérente et linéaire, de la crédibilité que ce type de forme induit de manière incontestable.  Et c’est cet aspect incontestable qu’il s’agit de remettre en question au travers de nos différentes expériences formelles.

Jerk – Création radiophonique dans le cadre de l’Atelier de Création radiophonique de France Culture

Diffusion le 17 juin 2007

La création radiophonique « Jerk » est une réponse à l’invitation de Frank Smith pour France Culture et l’Atelier de Création radiophonique. Ce travail met en avant le caractère profondément schizophrénique de l’exercice qu’est celui du marionnettiste en présentant l’expérience du spectacle du point du vue de la psychologie du marionnettiste. La forme radiophonique permet de partager intimement cette expérience.

Prochaines représentations

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