I APOLOGIZE
Conception
: Gisèle Vienne
Textes écrits et lus par : Dennis Cooper
Musique : Peter Rehberg
Lumière : Patrick Riou
Maquillages : Rebecca Flores
Création des poupées : Raphaël Rubbens, Dorothéa
Vienne-Pollak et Gisèle Vienne
Pour le surtitrage, les textes sont traduits de l'américain par
: Laurence Viallet
Créé
en collaboration avec, et interprété par : Jonathan Capdevielle,
Anja Röttgerkamp et Jean-Luc Verna
    
Photos : © Philippe
Munda / © Koens Broos
/ © Mathilde
Darel
Après avoir
mis en scène et chorégraphié, Splendid's ( 2000 ),
Showroomdummies ( 2001 ), Stéréotypie ( 2003 ) et Tranen
Veinzen ( 2004 ) en collaboration avec Etienne Bideau-Rey, puis, récemment
Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl ( 2005 ), et
travaillé sur les rapports du corps aux corps artificiels,
je souhaite au sein d'I Apologize approfondir ce sujet, tout en travaillant
sur la notion d'inquiétante étrangeté, en l'abordant
cette fois-ci par le biais du thème de la reconstitution d'un
accident.
I Apologize part
de la reconstitution d'un accident. Cette reconstitution engendre
plusieurs versions de l'évènement afin d'en cerner la
réalité. Diverses, elles ont un statut trouble entre
mises en scène d'un évènement réel et
mises en scène d'un fantasme; elles génèrent
la structure de la pièce, une réflexion sur la réalité
et ses représentations hypothétiques.
Ces différentes
versions, dirigées par un jeune homme qui met en scène
un homme, une femme, icônes à la fois rock et baroques
et une vingtaine d'adolescentes d'une douzaine d'années sous
la forme de poupées articulées, installent progressivement
la confusion dans la perception du réel, domaine de l'inexactitude,
de la subjectivité dont les lacunes seront comblées
par nos fantasmes.
L'écrivain américain Dennis Cooper a écrit des
poèmes et des monologues pour cette pièce, en s'interrogeant
sur leur lien réel ou imaginé avec ce qui se passe sur
le plateau. Les textes sont lus par l'écrivain lui-même
et sont intimement liés à la création musicale
de Peter Rehberg. Textes et mise en scène se mêlent,
évoquant le rapport entre le désir érotique,
la mort et le crime. Ils soulèvent les questions de l'imagination
liée au fantasme et son impossible réalisation.
Si la musique
et les textes sont à la base de l'écriture du spectacle,
ce sont autant les corps et les poupées, et de cette manière,
la proposition plastique qui sont les éléments premiers
de la conception du spectacle. En ce sens, cette pièce, tout
en s'inscrivant dans le champ chorégraphique, relève
pourtant bien d'une démarche de travail proprement marionnettique.
Il s'agit d'une exploration de l'émotion qui naît du
lien intime entre l'érotisme, la mort et l'immobilité
perturbante de la poupée.
 
Photos : © Philippe
Munda / © Koens Broos
/ © Mathilde
Darel
Production déléguée : DACM
Coproduction :
Les Subsistances / 2004 / Lyon
WP-Zimmer / Anvers
avec le soutien du Centre Chorégraphique National de Grenoble dans le cadre de l'Accueil Studio 2004, du Ministère de la Culture / Drac Rhône-Alpes, du Conseil Régional Rhône-Alpes, du Conseil Général de l’Isère, de ske / Autriche.
Avec le soutien de L’Institut International de la Marionnette et de la Compagnie des Indes pour la captation.
Remerciements
Anne-Claire Rigaud, Minijy / Clara Rousseau, Séverine Péan, Sophie Metrich, Esther Welger Barboza, Théâtre Les Ateliers de construction du Théâtre de Grenoble,Boutique Catherine Lafon – Lyon, Robrecht Ghesquière, Mark Harwood, Jean-Paul Hirsch, Martin Lecarme, Antoine Masure, Paul Otchakov-Laurens, Isabelle Piechaczyk, Béatrice Rozycki, Estelle Rullier, Yury Smirnov, Alexandre Vienne, Jean-Paul Vienne, la Villa Gillet.
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